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Les disciples de cœur

Depuis 900 ans, les Karmapas se dressent comme d’imposantes colonnes sur lesquelles repose l’ordre Karma Kagyu. De vie en vie, les Karmapas soutiennent la maison Karma Kamtsang, une cohorte de lamas de la lignée apportant leur aide. Chacun des lamas présentés plus loin est entré dans la lignée en tant que disciple d’un Karmapa et est devenu un des six disciples de cœur. Chacun a ensuite contribué personnellement à l’épanouissement des enseignements Karma kagyupas. Leurs qualités individuelles et leurs activités ont permis d’enrichir la lignée dans son ensemble.
 
Le monastère de Sitou Rimpoché au Tibet oriental, fondé en 1729, est, après Tsourpou, le deuxième monastère en importance de la lignée; il signale la forte présence que la lignée Karma Kagyu maintient au Kham jusqu’à ce jour. Le nom Gyaltsap signifie littéralement « régent » et la lignée de Gyaltsap Rimpoché assume une responsabilité particulière dans la période de transition entre un Karmapa et le suivant. Les Shamar Rimpochés ont apporté une immense contribution à l’érudition Karma kagyupa et leurs liens avec les dirigeants du Tibet aux XVe et XVIe siècles ont permis l’épanouissement de la lignée à cette époque. Les moyens habiles utilisés par Trého Rimpoché et Gyaltsap Rimpoché furent cruciaux pour le maintien de la lignée au cours de défis historiques majeurs que le Tibet dut relever aux XVIIe et XVIIIe siècles. Au XVIIIe siècle, en raison d’événements compliqués autour du Xe Shamarpa, le gouvernement tibétain interdit l’intronisation de ses réincarnations et donc, pour des raisons politiques, les Shamar Rimpochés ne purent jouer de rôle important dans la transmission des enseignements Karma kagyupas entre la fin du XVIIIe siècle et le milieu du XXe. C’est durant cette période que les réincarnations des Jamgœun Kongtrul firent leur entrée comme disciples de cœur des Karmapas, offrant à l’ordre Karma Kagyu leur vaste connaissance et leur esprit non-sectaire.
 
Bien que tout Karmapa soit, dès la naissance, un réceptacle parfaitement façonné pour recevoir la lignée, le processus qui consiste à remplir complètement ce réceptacle avec les transmissions se répète à chaque nouvelle incarnation. Alors que les Karmapas reconnaissent habituellement les réincarnations de leurs six disciples de cœur, ce n’est le rôle particulier d’aucun des disciples de cœur de reconnaître un Karmapa. Historiquement, la tendance a voulu que les disciples de cœur se partagent la tâche (voir le tableau dans le chapitre : le Processus de reconnaissance). À chaque nouvelle vie, le Karmapa reçoit de nouveau les initiations, les instructions et les transmissions orales de la lignée Karma Kagyu, la plupart du temps de grands maîtres qui ont eux-mêmes reçu la lignée directement du précédent Karmapa. Les lamas de la lignée font ainsi fonction de passerelles qui relient les incarnations passées du Karmapa à l’incarnation présente et ils ont la garde des enseignements et des transmissions jusqu’à ce qu’ils puissent les remettre au nouveau Karmapa, quand celui-ci atteint la majorité dans sa nouvelle enveloppe corporelle. Ainsi, les Karmapas et les autres grands lamas de la lignée Karma Kagyu demeurent-ils étroitement liés les uns aux autres, dans une relation réciproque d’attention et de coopération qui se déploie sur de nombreuses vies.
 

Shamar Rimpoché

Le Ier Shamar Rimpoché, Dragpa Sèngué (1283-1349), était un disciple du IIIe Karmapa. Sa deuxième incarnation, Khacheu Wangpo (1350-1405, représenté ici), commença à se souvenir de ses vies antérieures après que le IVe Karmapa se fut adressé à lui dans une vision, réveillant ainsi en lui cette capacité latente.
De nombreux textes Karma kagyupas importants furent composés par des réincarnations de la lignée de Shamar Rimpoché, lignée qui compte nombre d’érudits très éminents.
Les Shamar Rimpochés ont fréquemment joué un rôle historique majeur dans la politique tibétaine : ils furent les conseillers des princes de la dynastie Rinpoung quand ils contrôlaient le Tibet central et ils guidèrent la famille Tsang une fois que celle-ci eut pris le pouvoir des mains des dirigeants Rinpoung.
 

Les incarnations des Shamar

1. Dragpa Sèngué (1283-1349)
2. Khacheu Wangpo (1350-1405)
3. Cheupèl Yéshé (1406-1452)
4. Cheukyi Dragpa Yéshé Pèl Sangpo (1453-1524)
5. Keunchog Yènlag (1525-1583)
6. Cheukyi Wangchoug (1584-1630)
7. Yéshé Nyingpo (1631-1694)
8. Cheukyi Deundroup (1695-1732)
9. Keunchog Guéwé Joungné (1733-1740)
10. Cheudroub Gyatso (1741/42-1792)
Rétabli dans ses fonctions comme :
13. Cheukyi Lodreu (né en 1952)
 
 

Tai Sitou Rimpoché

Le Ier Tai Sitou Rimpoché, Chokyi Gyaltsèn (1377-1448), était un disciple du Ve Karmapa. Bien qu’il ait passé une très grande partie de sa vie à pratiquer la méditation dans des grottes, sa renommée se répandit si largement que l’empereur Ming lui accorda le titre de Tai Sitou. Le VIIIe Tai Sitoupa (1700-1774, représenté ici) était un véritable maître de la renaissance : brillant sanscritiste, érudit accompli et artiste (il commandita aussi de nombreuses œuvres d’art). Son vaste savoir lui valut le qualificatif de Sitou Panchèn.
Le siège principal des Tai Sitoupas, le monastère de Palpoung au Kham, servit de point central aux activités Karma Kagyu au Tibet oriental. Les Tai Sitoupas ont souvent été de grands protecteurs des arts, ainsi que des érudits, et ils ont maintes fois joué un rôle important dans l’éducation des Karmapas. Traditionnellement, on dit que la lignée de Sitou Rimpoché a la responsabilité d’amener à complète maturité les activités éveillées des Karmapas.
 

Les incarnations des Tai Sitou

1. Cheukyi Gyaltsèn (1377-1448)
2. Tashi Namgyal (1450-1497)
3. Tashi Paljor (1498-1541)
4. Cheukyi Gocha (1542-1585)
5. Cheukyi Gyaltsèn Pèlsang (1586-1657)
6. Mipham Cheugyal Rabtèn (1658-1682)
7. Mawé Nyima (1683-1698)
8. Cheukyi Joung-né alias Sitou Panchèn (1700-1774)
9. Péma Nyingjé Wangpo (1774-1853)
10. Péma Kunsang Cheugyal (1854-1885)
11. Péma Wangchok Gyalpo (1886-1952)
12. Péma Deunyeu Nyingjé (né en 1954)
 
 
 

Gyaltsap Rimpoché

Le Ier Goshir Gyaltsap Rimpoché (1427-1489, représenté ici) était un érudit à la connaissance exceptionnellement vaste. Il devint disciple et secrétaire général du VIe Karmapa et se mit totalement au service des Karmapas. Le VIe Karmapa le désigna comme tuteur de son incarnation suivante en tant que VIIe Karmapa. Historiquement, c’est une lignée de réincarnations qui met fortement l’accent sur la pratique et qui s’engage de façon remarquable à rechercher l’harmonie entre des communautés en désaccord.
Au cours de l’époque tumultueuse que fut le XVIIe siècle, le Ve Gyaltsap Rimpoché réussit à maintenir des relations amicales avec le Ve Dalaï-Lama, empêchant l’appropriation de nombreux monastères Karma kagyupas importants, dont Tsourpou et Yangpachèn, qui lui furent confiés. Une fois les tensions passées, Gyaltsap Rimpoché remit ces monastères à leurs abbés d’origine. « Gyaltsap » signifie régent et les Goshir Gyaltsap Rimpochés ont traditionnellement la responsabilité de s’occuper du monastère de Tsourpou et des intérêts des Karmapas jusqu’à ce que le prochain Karmapa soit retrouvé et atteigne sa majorité.
 

Les incarnations des Goshir Gyaltsap

1. Paljor Deundroup (1427-1489)
2. Tashi Namgyal (1490-1518)
3. Dragpa Paljor (1519-1549)
4. Dragpa Deundroup (1550-1617)
5. Dragpa Cheuyang (1618-1658)
6. Norbou Sangpo (1659-1698)
7. Keunchog Euzèr (1699-1765)
8. Cheuphèl Sangpo (1766-1820)
9. Yéshé Sangpo (1821-1876)
10. Tènpé Nyima (1877-1901)
11. Dragpa Gyatso (1902-1949/53)
12. Dragpa Tènpé Yapèl (né en 1954)
 
 

Jamgœun Kongtrul Rimpoché

Le Ier Jamgœun Kongtrul Rimpoché, Lodreu Thayé (1813-1899, représenté ici), était un disciple du XIVe Karmapa, ainsi que du IXe Tai Sitoupa.
Érudit exceptionnel et pratiquant profondément non-sectaire, Lodreu Thayé fut une figure centrale du mouvement Rimé (non-sectaire) qui se propagea dans tout le Tibet oriental à la fin du XIXe siècle.
Ses efforts pour retrouver et préserver des enseignements et des transmissions menacés sauvèrent de nombreuses lignées Nyingma, Kagyu, Sakya et Guéloug de la disparition.
Il fut le maître du XVe Karmapa, à qui il transmit la lignée. Le IIe Jamgœun Kongtrul reçut les transmissions Karma kagyupas du XVe Karmapa et les transmit au XVIe Karmapa.
 

Les incarnations de Jamgœun Kongtrul

1. Jamgœun Kongtrul Lodreu Thayé (1813-1899)
2. Jamgœun Kongtrul Khyèntsé Euzèr (1904-1953)
3. Cheukyi Sèngué (1954-1992)
4. Lodreu Cheukyi Nyima (né en 1995)
 

Pawo Rimpoché

Après avoir été initialement formé dans l’école Nyingma, le Ier Pawo Rimpoché (1440-1503) devint disciple du VIIe Karmapa et il établit son siège monastique principal à Sékhar Gouthog, le lieu où Milarépa avait construit une tour à neuf étages selon les instructions de Marpa. Son incarnation suivante, Pawo Tsouglag Trèngwa (1504-1566), fut un des plus grands historiens du Tibet. Il composa de nombreux traités philosophiques, historiques et astrologiques d’importance. Le VIIe Pawo Rimpoché (1719-1781) supervisa les rénovations du stoupa de Swayambhou au Népal, ce qui créa un lien étroit avec ce pays.
Sa Sainteté le Dalaï-Lama demanda au Xe Pawo Rimpoché (1912-1991), éminent érudit, d’enseigner à l’université sanscrite de Varanasi. Plus tard, il enseigna aussi beaucoup en Occident. L’actuel Pawo Rimpoché (né en 1994) a repris naissance au Tibet. Il est l’un des lamas de plus haut rang qui vive aujourd’hui au Tibet sous domination chinoise.
 

Les incarnations des Nénang Pawo

1. Cheuwang Lhundroup (1440-1503)
2. Tsouglag Trèngwa (1504-1566)
3. Tsouglag Gyatso (1567/68-1633)
4. Tsouglag Kunsang (1633-1649)
5. Tsouglag Trinlé Gyatso (1650-1699)
6. Tsouglag Cheukyi Deundroup (1701-1718)
7. Tsouglag Gawa (1719-1781)
8. Tsouglag Cheukyi Gyalpo (1782-1841 ?)
9. Tsouglag Nyingjé (?-1910)
10. Tsouglag Mawé Wangchoug (1912-1991)
11. Tsouglag Tènzin Kunsang Cheukyi Nyima (né en 1994)
 

Trého Rimpoché

L’histoire de la lignée Trého est attestée de façon plus succincte que celle des cinq autres fils de cœur. En général, on fait remonter la lignée de réincarnation Trého Shabdroung au XVIe siècle. Elle a son siège au monastère de Tagna, aussi connu sous le nom de Shang Namling, dans le nord du Tsang, au Tibet. Les Trého Rimpochés jouèrent un rôle important dans la lignée Karma Kagyu à l’époque de la troisième réincarnation, Trého Tènzin Dargyé (1653-1730/31). Après avoir reçu des enseignements du Xe Karmapa, Cheuying Dorjé (1676-1702), Trého Tènzin Dargyé (photo ci-dessus) devint plus tard le maître du grand lettré Sitou Panchèn, le VIIIe Sitou Rimpoché (1700-1774). Trého Tènzin Dargyé présida aux funérailles du Xe Karmapa ainsi que du XIe.
Au XXe siècle, le Xe Trého Rimpoché (Guélèg Pèl Sangpo) naquit dans la famille Yabshi Lalou, une famille importante dont sont issus à la fois le VIIIe et le XIIe Dalaï-Lama. Il était le fils d’un des ministres du Tibet, Lalou Tséwang Dorjé. Il passa la plus grande partie de sa vie au Tibet après l’invasion des communistes chinois et survécut à la Révolution Culturelle.
 

Les incarnations des Trého Shabdroung

1. Khédroup Cheukyi Gyatso (vécut au XVIe siècle)
2. Pagsam Wangpo (mort au milieu du XVIIe siècle)
3. Tènzin Dargyé (1653-1730/31)
4. Jangchoub Cheukyi Nyingpo (alias Losang Cheukyi Wangpo)
5. Cheukyi Wangpo
6. Cheukyi Norbou
7. Chimé Droupa
8. Trinlé Wangpo
9. Karma Jigdrag Mawé Wangpo
10. Guélèg Pèl Sangpo (mort au début du XXIe siècle)
 
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