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Sa Sainteté le XVIIe Karmapa, Orgyèn Trinlé Dorjé

Le XVIIe Karmapa est né à la fin du XXe siècle et c’est donc à lui qu’incombe la tâche de faire entrer pleinement dans l’ère de la mondialisation – qui en a un besoin urgent – les enseignements spirituels façonnés dans les ermitages du Tibet. À cette fin, le 19 juin 1985, la lignée de réincarnations des Karmapas a repris forme humaine pour la dix-septième fois avec la naissance au Tibet d’un jeune garçon. Comme il l’avait indiqué lors de sa vie précédente en tant que XVIe Gyalwang Karmapa, Sa Sainteté le XVIIe Karmapa est né au Tibet oriental, d’une mère appelée Lolaga et d’un père appelé Deundroup. Pendant les premières années de son enfance, le Gyalwang Karmapa partagea la vie de sa famille, la vie simple des nomades, dans un coin reculé et sauvage du haut plateau tibétain. Quand il eut tout juste sept ans, un groupe de recherche arriva au campement familial. Suivant les instructions détaillées de la lettre écrite par son incarnation précédente, le groupe réussit à trouver le jeune Karmapa. Que l’enfant était bien Karmapa fut confirmé non seulement par Tai Sitou Rimpoché, Goshir Gyaltsap Rimpoché et de nombreux autres grands lamas Karma kagyupas, mais aussi par Sa Sainteté le Dalaï-Lama.
 
Le jeune Karmapa, escorté par le groupe de recherche, revint au monastère de Tsourpou au Tibet central, où il fut intronisé et reçut l’ordination monastique mineure. Il entama ensuite le traditionnel programme d’études et de formation des Karmapas et, presque tout de suite, commença à donner des instructions. Plus de vingt mille personnes assistèrent au premier enseignement public qu’il délivra à Tsourpou quand il avait tout juste huit ans. Cependant, on refusa aux principaux détenteurs de la tradition Karma Kagyu la permission de se rendre au Tibet pour lui transmettre les instructions essentielles de la lignée, situation qui constituait un obstacle insurmontable au plein exercice de sa fonction dans le monde. Trouvant intolérable les conditions qui lui étaient imposées au Tibet, le jeune Karmapa, âgé de quatorze ans, décida donc de fuir son pays pour se rendre en Inde, afin de pouvoir librement exercer son rôle de chef spirituel au niveau mondial et assumer ses responsabilités en tant que chef de la lignée.
 
Après avoir traversé l’Himalaya en jeep, à cheval, à pied et en hélicoptère, le Gyalwang Karmapa arriva à Dharamsala, en Inde, le 5 janvier 2000. Il y fut chaleureusement reçu par Sa Sainteté le Dalaï-Lama, avec qui le Gyalwang Karmapa entretient toujours une relation très proche de protecteur à protégé. Durant les onze années de sa vie de réfugié en Inde, le Gyalwang Karmapa a suivi une formation monastique traditionnelle et des études philosophiques, tout en recevant en privé une éducation moderne. Il reçoit tous les ans, à sa résidence de Dharamsala, des dizaines de milliers de visiteurs venus du monde entier. Depuis 2004, il dirige le Kagyu Meunlam Chènmo, une rencontre qui, tous les hivers, attire à Bodhgaya des milliers de participants de tous les horizons, appartenant à différentes traditions bouddhistes.
 
En mai 2008, Sa Sainteté fit son premier voyage, tant attendu, en Occident. Il alla aux États-Unis où il rendit visite à de nombreux centres sous sa direction spirituelle, notamment son siège nord-américain dans l’état de New York. En Novembre 2009, Sa Sainteté prit la parole à une conférence TED [Technology Entertainment Design] à Bangalore, devenant ainsi le plus jeune intervenant de cet événement. En janvier 2010, à Bodhgaya, douze mille personnes assistèrent à la représentation en direct d’une pièce écrite et produite par lui sur la vie de Milarépa, spectacle qui alliait des éléments d’opéra tibétain traditionnel et de théâtre moderne.
 
Outre ses efforts pour protéger et promouvoir la culture tibétaine, le Gyalwang Karmapa voyage dans toute l’Inde pour participer à la vie culturelle et religieuse de sa patrie d’adoption. De l’inauguration de temples de Saï Baba au Tamil Nadou à la commémoration du centième anniversaire de Mère Thérésa à Calcutta, il a rencontré beaucoup de chefs religieux dans un esprit de respect mutuel et de tolérance. D’autre part, Sa Sainteté remplit la fonction d’enseignant du dharma pour la communauté « Buddha Vikas Sangh » et d’autres communautés de bouddhistes indiens. En hommage aux origines indiennes du bouddhisme, il a introduit la récitation de prières en sanscrit au cours du grand rassemblement du Kagyu Meunlam. Il œuvre aussi pour redonner vie à des traditions perdues de chants bouddhistes indiens. Ayant trouvé les textes originaux sanscrits de chants sacrés (dohā) propres à sa lignée, il invita des chanteurs indiens classiques à se produire lors de la cérémonie d’ouverture des célébrations de « Karmapa 900 », qui eut lieu à Bodhgaya en décembre 2010. C’était la première fois que ce chant sacré sanscrit était interprété en Inde depuis presque un millénaire.
 
Deux questions auxquelles Sa Sainteté est particulièrement sensible sont les droits des femmes et la préservation de l’environnement. Il a lancé de nombreux projets dans le but de protéger l’environnement, ce qui est une façon de protéger les générations futures. Il s’est personnellement engagé à ce que, à l’avenir, les femmes aient la possibilité de recevoir l’ordination majeure dans le cadre de la tradition bouddhiste tibétaine.
 
Ainsi, le XVIIe Karmapa est-il actif dans de nombreux domaines bénéfiques, ses actes, tournés vers l’avenir, restant fermement ancrés dans le respect du passé. En tant qu’érudit et maître de méditation, mais aussi en tant que peintre, poète, compositeur et auteur dramatique, le XVIIe Karmapa déploie un large éventail d’activités, telles que les Karmapas les pratiquent depuis des siècles. Comme défenseur de l’environnement et chef spirituel mondial dont les enseignements sont souvent retransmis en direct sur Internet, il est clair que Sa Sainteté fait entrer pleinement le rayonnement de sa lignée dans le XXIe siècle.
 
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